Je passe à l'action

Dès qu’est établi le bilan sur votre situation actuelle et vos aspirations, il est temps d’agir.

Pour cela, définissez un plan d’action et réfléchissez au moment adéquat pour le mettre en œuvre.

Elément

Définissez un périmètre

  • Quelles organisations y a-t-il dans le secteur recherché ?
  • Quels métiers font-ils appel aux tâches qui m’intéressent ?
  • Dans quelle zone géographique se situe ma recherche ?
  • Ce projet nécessite-t-il un projet de formation avec une qualification spécifique à acquérir ?

Informez-vous

N’hésitez pas à téléphoner à une organisation qui propose un poste ou un projet qui vous attire ou fait partie d’un secteur qui vous intéresse, à demander s’ils ont des échos sur des postes à pourvoir dans ce secteur.

Fixez-vous des objectifs réalistes 

Voici un modèle : les objectifs « SMART ».

  • S : spécifique (un seul but, précis).
  • M : mesurable (nombre de candidatures par semaine, nombre d’heures passées à lire les annonces).
  • A : atteignable (raisonnable et respectant toute les parties : vous-même, votre entourage, votre employeur…).
  • R : réaliste (cet objectif s’articule à vos ressources actuelles et n’est pas décourageant).
  • T : temporel (avec une date de début et une date de fin ; vous pouvez mettre des étapes intermédiaires).

S’il s’avère que vous deviez chercher un autre emploi, consultez notre onglet « Chercher un emploi ».

La valorisation des acquis de l'expérience

La valorisation des acquis de l’expérience (VAE) permet à tous les adultes (salarié·e·s, indépendant·e·s, bénévoles, demandeur·euse·s d’emploi…), et pour différents types de formation :

  • d’obtenir des dispenses de cours ;
  • d’être admis·e dans une formation dont l’accès exige un diplôme que vous n’avez pas.

Vous avez accès à des programmes de cours adaptés à votre profil à condition de pouvoir prouver une expérience acquise et des compétences en lien avec le cursus d’études choisi.

La VAE est possible pour les formations organisées par les universités, les hautes écoles et l’enseignement de promotion sociale.
La procédure sera toujours celle-ci : dès que vous avez choisi une formation et un établissement, contactez le conseiller VAE de l’établissement : il vous aidera à constituer votre dossier, qui sera analysé par un jury.

En cas de réponse positive, vous pouvez vous inscrire ; sinon, le conseiller VAE vous aidera dans votre orientation. Pour plus d’informations, consultez le site valorisermonexperience.be.

Le titre de compétences

Le titre de compétences permet de faire progresser votre carrière professionnelle de manière informelle et non formelle en validant vos compétences. Ce titre peut être utilisé pour augmenter vos chances de décrocher un (nouvel) emploi ou pour vous réorienter.

Actuellement, les compétences de 40 métiers peuvent être reconnues (ex : aide comptable, employé·e administratif·ve, agent d’accueil, aide-ménager·ère...).
 

Vous retrouvez les fiches métiers classées par secteur d’activité sur le site Internet du Consortium de validation des compétences.

La Reconnaissance des acquis de formation

Depuis 2011, le Consortium de la validation des compétences a mis en place la Reconnaissance des acquis de formation (RAF). Elle permet aux stagiaires qui ont réussi une formation ou une partie de formation de recevoir automatiquement le(s) Titre(s) de compétence correspondant à leurs acquis de formation
Cette possibilité dépend de votre organisme de formation, qui doit avoir fait une demande de reconnaissance auprès du consortium.

Non, sauf si vous êtes en préavis ; dans ce dernier cas, la loi sur le contrat de travail prévoit cette possibilité sous certaines conditions.

Dans le cadre professionnel, le préavis est la période qui doit s'écouler entre la notification de la rupture du contrat de travail et la cessation effective du travail. La lettre de licenciement ou de démission marquent la date de départ du préavis.

Il existe deux principaux types de préavis :

  • le préavis de démission : le contrat de travail est rompu par le·la travailleur·euse ;
  • le préavis de licenciement : le contrat de travail est rompu par l’employeur.

Durant cette période, vous pouvez vous absenter pour chercher un emploi. Cela s’appelle le « congé de sollicitation » ou le « congé de préavis ».

Vous travaillez à temps plein ? Vous pouvez vous absenter pour chercher de l’emploi un jour ou deux demi-jours par semaine pendant les 26 dernières semaines de votre préavis (avant les 26 dernières semaines, un demi-jour par semaine).

Vous travaillez à temps partiel ? Le congé de sollicitation est proportionnel à votre temps de travail.

Dans tous les cas, si le jour ou demi-jour n’est pas utilisé, vous ne pouvez pas le reporter à la semaine suivante.

Il ne s’agit pas de jours de congé mais de jours qui servent à vous présenter à un entretien d’embauche, à vous rendre à un salon de l’emploi

L’employeur ne peut pas s’y opposer, qu’il s’agisse d’une démission ou d’un licenciement.
Vous n’avez pas d’obligation de lui prouver le résultat de vos recherches et il ne peut exiger la remise d’attestations de futurs employeurs.
Cependant, s’il parvenait à prouver que vous abusez de votre droit aux absences et que vous affectez ces heures à un autre but que celui d’une recherche professionnelle, l’employeur pourrait refuser le droit au paiement des heures concernées.

Devenir indépendant·e à titre complémentaire ou principal peut être une piste dans votre réflexion de réorientation ou d’orientation. Plusieurs conditions sont requises :

  • être majeur (18 ans minimum) et jouir de vos droits civiques ;
  • être belge ou membre de l'Espace économique européen (EEE), ou disposer d'un permis de travail / carte professionnelle ;
  • ne pas être déclaré·e légalement ou juridiquement incompétent, ou placé·e sous l’autorité d’un·e administrateur·rice provisoire ;
  • les entreprises commerciales doivent prouver leurs capacités d'entreprendre (connaissances en gestion de base et, pour les métiers réglementés, une connaissance du secteur) ;
  • en cas d'inscription en tant qu'entreprise non commerciale de droit privé (surtout pour les professions libérales), le contrôle concernant les qualifications professionnelles spécifiques sera effectué par l'Ordre, la Chambre, l'institut ou l'organe de contrôle fédéral de la profession concernée, auquel il faudra vous inscrire en tant qu'entreprise non commerciale (auprès de la banque centrale européenne) ;
  • vous n’exercez pas de profession incompatible (ex. : un·e parlementaire, un·e avocat·e, un·e huissier·ère de justice ne peuvent exercer d'activité industrielle ou de négoce).

Vous pouvez être indépendant·e à titre :

  • principal : votre revenu principal est issu de votre activité d’indépendant·e ;
  • complémentaire : vous avez une activité de salarié·e ou de fonctionnaire au moins à mi-temps, et vous exercez une activité indépendante complémentaire. 

Plusieurs structures peuvent vous aider dans votre projet en vous conseillant sur sa faisabilité, votre plan d’affaires, le choix d’une structure juridique, la réalisation des prototypes, le plan de communication.

En Région de Bruxelles-Capitale

Pour être dirigé·e vers les bon·ne·s interlocuteur·rice·s, contactez le « 1819 » : cette initiative mise en place par la Région comporte un site (www.1819.brussels/fr), un service conseil, des outils et un réseau de professionnel·le·s pour vous accompagner. 

En Région Wallonne

La Région a émis une liste de consultant·e·s agréé·e·s pour l’accompagnement dans la mise en place de votre projet.
En fonction de votre besoin, vous pouvez demander à la Région Wallonne des « chèques- entreprises » : ils sont au nombre de onze et permettent de rémunérer en partie un consultant certifié par la Région Wallonne. L’autre partie est financée par vous-même.
Le Forem propose également une source de financement (12 500 euros maximum) pour une activité d’indépendant·e à titre principal dans sa phase de démarrage. La mesure s’appelle « Airbag ».