Le bien-être au travail et moi

Le bien-être au travail est constitué par l'ensemble des facteurs relatifs aux conditions de travail dans lesquelles le travail est exécuté.

Ces facteurs sont 1:

  • la sécurité au travail ;
  • la protection de la santé du·de la travailleur·euse ;
  • les aspects psychosociaux du travail ;
  • l’ergonomie ;
  • l’hygiène du travail ;
  • l’embellissement des lieux de travail ;
  • l’environnement au travail.
Elément

Une loi sur le bien-être au travail existe en Belgique depuis 1996 et est mise à jour régulièrement.

Son objectif est de protéger, ainsi que de prévenir, limiter, voire éviter les « dommages ». Ceux-ci peuvent être multiples et résulter, au travail, d’accidents, d’incendies, de violences, de troubles musculosquelettiques, etc.

Cette loi fait appel à la responsabilisation et à la participation de chacun·e, depuis l’employeur et la ligne hiérarchique jusqu’aux travailleur·euse·s. Chaque travailleur·euse est en effet tenu·e de suivre les règles de sécurité en vigueur dans son entreprise. La responsabilité du bien-être au travail est donc à la fois collective et individuelle. 

Le bien-être au travail permet de diminuer la souffrance au travail, car celle-ci a un impact sur : 

  • vous-même en tant que travailleur·euse (à la suite d’une maladie, d’un accident, d’un burn-out…) ;
  • l’employeur (désorganisation du travail, réparation des dégâts, paiement des primes d’assurance, procès…) ;
  • les collègues (absence dans l’équipe, formation d’un·e remplaçant·e, prise en charge du travail de la personne absente) ;
  • les bénéficiaires (souvent attaché·e·s à leur aide familial·e, aide-soignant·e, assistant·e social·e, personnes de contact…) ;
  • la sécurité sociale (coûts des soins de santé). 
     

Dans un secteur où beaucoup de métiers se rapportent au travail avec et sur autrui, le bien-être au travail a certainement toute sa place

Prendre des mesures relatives à cela est une obligation légale qui s’applique à tous les employeurs (y compris ceux du non-marchand).

Travailler dans une ambiance de conflits, dans des locaux bruyants, surchauffés, mal agencés, mal équipés, ou bien seul·e chez des bénéficiaires dont le domicile est parfois insalubre ou peu sécurisé, cela peut mettre à bout ! L’absentéisme lié aux maladies, à la fatigue ou aux accidents du travail représente un coût : pour le·la travailleur·euse, pour la sécurité sociale, mais aussi pour l’employeur et les collègues. Il faut se répartir le surcroît de travail, prendre plus de personnes dans son groupe, davantage de dossiers, de consultations, d’aide à domicile, etc.

Cela a aussi des répercussions sur les bénéficiaires (handicapé·es, jeunes, malades, personnes démunies) à qui on pourra consacrer moins de temps, et dont certain·e·s n’apprécient pas le changement dans la relation avec tel·le intervenant·e. 

Pour faire face aux difficultés, aux souffrances des bénéficiaires et à celles de leur entourage, les travailleur·euse·s du non-marchand s’investissent et sont moralement, psychologiquement et physiquement particulièrement exposé·e·s. Lorsqu’on est quotidiennement confronté·e à la détresse, à la répétition de situations dures et aux impasses, il faut, dit-on, « prendre sur soi ». Mais pour trouver du sens à son travail et le poursuivre, il s’agit aussi de « prendre pour soi », en ayant à sa disposition du temps, des espaces et des échanges, qui soutiennent la possibilité de vivre ces situations.

Dans le secteur non marchand, les travailleur·euse·s, les stagiaires, les personnes sous contrat « article 60 », les bénévoles, les indépendant·e·s, les administrateur·rice·s, etc., ont donc des droits et des devoirs au regard de la loi sur le bien-être au travail. 

Les partenaires sociaux (organisations syndicales et employeurs) mettent de plus en plus l’accent sur les divers aspects de la loi : éliminer les dangers, prévenir les risques et limiter les dommages. 
 

Notes & références

  1. Définition du Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale